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Le CHUV reçoit la Rose d'hôpital ASMAC

La Rose d’hôpital 2018 est décernée au Service de médecine interne du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Celui-ci a mis en œuvre des améliorations pour que les jeunes médecins puissent davantage se concentrer sur leurs tâches essentielles - tout à fait dans l’esprit de la campagne de l’ASMAC «Plus de médecine et moins de bureaucratie!». La remise du prix s’est déroulée le 12 juin à Lausanne.

 

(Image: CHUV-SAM)

Meilleure concentration sur les patients: l’ASMAC récompense le CHUV

«Plus de médecine et moins de bureaucratie !» est le nom de la campagne actuelle de l’Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique (ASMAC). Le Service de médecine interne au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) s’en est inspiré et a amélioré les conditions de travail des jeunes médecins. L’ASMAC lui décerne la Rose d’hôpital pour récompenser ses efforts.

En raison de la charge administrative et du nombre croissant de patients complexes et polymorbides, l’organisation du travail en médecine interne du CHUV demande une attention particulière. En 2015, les médecins-assistant(e)s changeaient d’activité 15 fois par heure et enregistraient 1h35 de travail supplémentaire par jour. «Nous étions face à une situation difficile pour les équipes médicales et soignantes. Nous avons décidé de mettre en place de nombreux changements», souligne le Prof.Peter Vollenweider, chef du Service de médecine interne.

Point de situation tous les jours

Parmi les changements figure le déroulement de la journée. Tous les jours à 8 heures se tient une réunion à laquelle participent les médecins, les infirmières responsables d’unité, le personnel soignant et le secrétariat médical. Le but est l’échange interprofessionnel pour planifier et coordonner la prise en charge des patients. Une deuxième mesure: le regroupement des temps de formation postgraduée par demi-journées permet de limiter les interruptions d’activités et les déplacements des médecins en formation. Et une troisième mesure: désormais, des secrétaires médicales se partagent le bureau avec les médecins-assistant(e)s, les déchargent de tâches administratives et assurent la continuité des processus.

Résultats? Une organisation plus efficace, moins d’heures supplémentaires et des patients qui peuvent rentrer chez eux plus rapidement. «Nos médecins-assistant(e)s estiment que le nouveau fonctionnement leur permet une meilleure concentration sur les patients», se réjouit le Prof.Vollenweider. «Nous pouvons soigner plus de patients et nos équipes sont plus sereines.»

Anja Zyska, présidente de l’ASMAC, qui vit et travaille à Lausanne, se réjouit de décerner la sixième Rose d’hôpital presque sur le pas de sa porte. L’ASMAC récompense chaque année avec ce prix un hôpital, une clinique ou un établissement de formation postgraduée pour des mesures qui améliorent les conditions de travail des médecins ou la formation médicale postgraduée. Les nominations incombent aux sections. «Le CHUV prouve de façon impressionnante que l’on n’est pas impuissant face à la bureaucratie croissante. Sur le site web de notre campagne www.plus-de-médecine-moins-de-bureaucratie.ch sont présentés d’autres bons exemples que nous avons à coeur de faire connaître aux hôpitaux. » Parmi ceux-ci figurent la clinique de médecine de l’hôpital de Thoune avec le groupe de travail «Reduce to the max» et le département de la gestion des rapports et demandes à l’hôpital cantonal de Lucerne. Les deux figuraient aussi sur la liste des candidats à la Rose d’hôpital.

Avant la troisième vague

Au cours des prochains mois, l’ASMAC poursuivra la campagne avec une troisième vague, annonce Anja Zyska. Il est prévu d’accompagner, avec le soutien d’une entreprise spécialisée, une clinique pour la définition et la mise en oeuvre de solutions pour réduire la charge administrative. Pour Julien Castioni, médecin cadre à la direction des ressources humaines du CHUV, aussi, le travail n’est pas terminé: «Plusieurs actions sont en cours dans les départements pour aider les médecins à se concentrer sur le coeur de leur métier et déléguer voire éliminer leurs tâches sans valeur médicale ajoutée.»