Actualité

Lancement des apéros de l'ASMAV

Tu souhaites révolutionner la formation des médecins vaudois, transmettre à l’ASMAV une situation problématique dans ton service ou alors obtenir des informations sur l’installation en cabinet ? Mais contacter l’ASMAV par mail ou lors de leurs interminables réunions te semble rédhibitoire ?


Cela tombe bien, car ton association préférée lance dès le mois de juin son nouveau concept :
«  Les Apéros de l’ASMAV »

Le principe est simple : un lieu, une date et les membres du comité à ta disposition pour partager apéro et discussions avec toi de façon informelle et en toute convivialité.  

Que tu sois membre ou pas, si tu es médecin assistant(e) ou chef(fe) de clinique dans le canton de Vaud, sens toi libre de venir nous exposer tes questions/requêtes/inquiétudes/idées.

Dans le but d’anonymiser ces réunions, aucune inscription ne sera nécessaire.

Pour cette première édition, rendez-vous au :
O Buro (sans mauvais jeu de mots…) , ruelle du Flon 4 , 1003 Lausanne (quartier du Rôtillon)
le jeudi 22 juin dès 19h !

On se rejouit de vous voir nombreuses et nombreux !

P.S. : si tu n’as pas d’idée précise et souhaites juste boire un verre ou manger une morce, tu es bien évidemment la/le bienvenu(e) !!

P.S. bis : les tapas seront offertes… ;-)


Le changement est possible…

Le changement est possible…

Depuis mon arrivée au CHUV il y a 3 ans, d’abord comme médecin-assistante puis comme cheffe de clinique adjointe en Rhumatologie, je commençais à croire que les heures supplémentaires étaient une fatalité pour celui/celle qui travaillait à l’étage.


En effet, à chaque tournus, l’assistant/e qui travaillait à l’étage finissait tard, perdait sa bonne humeur, s’épuisait et devenait souvent irritable. Et il supportait tout cela pour quoi ? Pour prouver sa résistance et passer le baptême du feu, les 6 mois à l’étage. A l’occasion de mon dernier passage à l’étage, cette fois ci comme cheffe de clinique, je me suis dit :  « j’aimerais que ce soit différent,  je vais aider mon assistant/e. On va se débrouiller ! »


Malheureusement, nous avons continué à effectuer beaucoup d’entrées et de sorties de patients, à rentrer tard le soir pour revenir de mauvaise humeur tôt le lendemain matin, en raison d’une fatigue importante.


Nous avons alors contacté notre Chef de Service car nous avions entendu que dans d’autres services, des solutions afin de diminuer la charge de travail des médecins avaient été mises en place avec succès. Dès cet instant, plusieurs mesures ont été  prises. Rapidement, 2 mois après notre arrivée à l’étage, nous avons bénéficié d’une aide à 50% d’un de nos collègues de la Policlinique en attendant de trouver une solution durable.


Dans un deuxième temps, notre chef a organisé, en septembre 2016, un premier « brainstorming » avec l’équipe des ressources humaines « processus & projets » afin d’identifier les sources de nos heures supplémentaires. Des entretiens ont été menés par les ressources humaines avec tous les membres de l’équipe soignante: médecins et infirmières. A part les prestations strictement médicales et cliniques, nous nous sommes rendu compte que nous consacrions beaucoup de temps aux tâches administratives. Durant les trois réunions qui ont suivi, nous avons essayé de caractériser les tâches chronophages pour le médecin qui s’occupe de l’étage d’hospitalisation et avons élaboré différentes solutions. Nous sommes notamment arrivés à la conclusion qu’une assistante médicale pourrait effectuer une grande partie des tâches administratives qui incombent, pour le moment, au médecin assistant/e. 


Nous avons ainsi établi un cahier des charges spécifique à notre service pour notre future assistante médicale. Finalement, la direction a accepté la mise en place de ce poste et nous nous réjouissons de faire la connaissance de notre future collaboratrice dès demain !


Dans un premier temps, il est certain qu’il faudra investir du temps pour que notre assistante médicale soit à même de nous aider dans notre quotidien et que chacun prenne ses marques. Mais pour notre service, je crois que c’est un progrès. En conclusion, nos chefs nous ont entendus et ont essayé de nous aider de manière constructive.


L’avenir nous dira si c’est vraiment LA SOLUTION. Dans tous les cas, je vous encourage à en parler dans vos services : le changement est possible !

Dre Roxana Valcov

Cherchons chirurgien.ne.s romand.e.s pour les visites d’accréditation ISFM

L'ASMAC recherche parmi ses membres des volontaires pour participer aux visites d'accréditation des services d'hôpitaux, comme représentant.e de l'ASMAC et donc des médecins-assistant.e.s et chef.fe.s de clinique. C’est une activité aussi intéressante que gratifiante. En lire plus...

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Le changement est possible… (2)

Le changement est possible…

Depuis mon arrivée au CHUV il y a 3 ans, d’abord comme médecin-assistante puis comme cheffe de clinique adjointe en Rhumatologie, je commençais à croire que les heures supplémentaires étaient une fatalité pour celui/celle qui travaillait à l’étage.


En effet, à chaque tournus, l’assistant/e qui travaillait à l’étage finissait tard, perdait sa bonne humeur, s’épuisait et devenait souvent irritable. Et il supportait tout cela pour quoi ? Pour prouver sa résistance et passer le baptême du feu, les 6 mois à l’étage. A l’occasion de mon dernier passage à l’étage, cette fois ci comme cheffe de clinique, je me suis dit :  « j’aimerais que ce soit différent,  je vais aider mon assistant/e. On va se débrouiller ! »


Malheureusement, nous avons continué à effectuer beaucoup d’entrées et de sorties de patients, à rentrer tard le soir pour revenir de mauvaise humeur tôt le lendemain matin, en raison d’une fatigue importante.


Nous avons alors contacté notre Chef de Service car nous avions entendu que dans d’autres services, des solutions afin de diminuer la charge de travail des médecins avaient été mises en place avec succès. Dès cet instant, plusieurs mesures ont été  prises. Rapidement, 2 mois après notre arrivée à l’étage, nous avons bénéficié d’une aide à 50% d’un de nos collègues de la Policlinique en attendant de trouver une solution durable.


Dans un deuxième temps, notre chef a organisé, en septembre 2016, un premier « brainstorming » avec l’équipe des ressources humaines « processus & projets » afin d’identifier les sources de nos heures supplémentaires. Des entretiens ont été menés par les ressources humaines avec tous les membres de l’équipe soignante: médecins et infirmières. A part les prestations strictement médicales et cliniques, nous nous sommes rendu compte que nous consacrions beaucoup de temps aux tâches administratives. Durant les trois réunions qui ont suivi, nous avons essayé de caractériser les tâches chronophages pour le médecin qui s’occupe de l’étage d’hospitalisation et avons élaboré différentes solutions. Nous sommes notamment arrivés à la conclusion qu’une assistante médicale pourrait effectuer une grande partie des tâches administratives qui incombent, pour le moment, au médecin assistant/e. 


Nous avons ainsi établi un cahier des charges spécifique à notre service pour notre future assistante médicale. Finalement, la direction a accepté la mise en place de ce poste et nous nous réjouissons de faire la connaissance de notre future collaboratrice dès demain !


Dans un premier temps, il est certain qu’il faudra investir du temps pour que notre assistante médicale soit à même de nous aider dans notre quotidien et que chacun prenne ses marques. Mais pour notre service, je crois que c’est un progrès. En conclusion, nos chefs nous ont entendus et ont essayé de nous aider de manière constructive.


L’avenir nous dira si c’est vraiment LA SOLUTION. Dans tous les cas, je vous encourage à en parler dans vos services : le changement est possible !

Dre Roxana Valcov

Point gommette: Service de neurologie du CHUV

Suite à une discussion entre les MAs et les médecins cadres du service de neurologie autour des heures supplémentaires et afin de réfléchir à un moyen de les diminuer, un groupe de travail (GT) constitué de MAs, de CDCs, d’un médecin cadre et d’un représentant des ressources humaines et de l’ASMAV s’est mis en place.  Ce groupe de travail s’est réuni pour six séances sur trois mois afin de trouver des solutions pour augmenter l’efficience du travail des médecins assistant.e.s.

Le GT a tout d’abord fait un état des lieux de la situation et a identifié qu’il fallait maîtriser les heures supplémentaires des MAs tout en maintenant, ou en améliorant, le volume et la qualité des prestations du service, la satisfaction des patients et la satisfaction au travail des médecins.

Les différentes propositions d’amélioration ont été classées par faisabilité et par priorité, ce qui a permis d’identifier les mesures les plus urgentes à mettre en place. Après discussion au sein du GT, les mesures avec un meilleur rapport efficience/faisabilité ont été proposées au Prof Du Pasquier, chef de service. Ce dernier a validé la majorité des propositions, permettant la mise en place de mesures concrètes de réorganisation du fonctionnement du service (visite par secteur, horaire de garde modifiés, colloques déplacés, supervisions optimisées…) ainsi qu’un soutien administratif aux MAs.

Ce dernier point, central pour l’ASMAV lorsque l’on parle d’heures supplémentaires, se traduira d’une part par une simplification de certaines tâches (prescriptions d’examens standardisés et préconfigurés) et d’autre part par l’engagement d’un.e assistant.e médical.e qui travaillera à proximité des MAs. Son travail consistera par exemple à organiser des rendez-vous ou des consultations pour les patients, à aider au suivi du dossier médical, à interagir avec les autres professionnels médicaux et à organiser des rencontres pour les médecins. Toutes ces tâches « non médicales » à proprement parlé mais néanmoins indispensables pour nos patient.e.s que nous faisons à longueur de journée ...

Les médecins assistant.e.s du service ont activement participé aux discussions et se sont largement investis en plus de leur travail quotidien. Nous tenons donc à féliciter l’ensemble des participant.e.s du GT pour le travail investi ainsi que la direction du service de neurologique pour l’ouverture d’esprit dont elle a fait preuve et les efforts effectués afin d’améliorer les conditions de travail des médecins assistant.e.s et des chef.fe.s de clinique. Nous espérons que les mesures entreprises et celles à venir auront l’effet escompté, soit diminuer les heures supplémentaires.

L’ASMAV soutient ce type d’initiative et encourage les différents services/hôpitaux à entreprendre le même travail de réflexion concernant l’efficience du travail des MAs et des CDCs.