Actualité & Politique

Cherchons chirurgien.ne.s romand.e.s pour les visites d’accréditation ISFM

L'ASMAC recherche parmi ses membres des volontaires pour participer aux visites d'accréditation des services d'hôpitaux, comme représentant.e de l'ASMAC et donc des médecins-assistant.e.s et chef.fe.s de clinique. C’est une activité aussi intéressante que gratifiante. En lire plus...

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Point gommette: Service de neurologie du CHUV

Suite à une discussion entre les MAs et les médecins cadres du service de neurologie autour des heures supplémentaires et afin de réfléchir à un moyen de les diminuer, un groupe de travail (GT) constitué de MAs, de CDCs, d’un médecin cadre et d’un représentant des ressources humaines et de l’ASMAV s’est mis en place.  Ce groupe de travail s’est réuni pour six séances sur trois mois afin de trouver des solutions pour augmenter l’efficience du travail des médecins assistant.e.s.

Le GT a tout d’abord fait un état des lieux de la situation et a identifié qu’il fallait maîtriser les heures supplémentaires des MAs tout en maintenant, ou en améliorant, le volume et la qualité des prestations du service, la satisfaction des patients et la satisfaction au travail des médecins.

Les différentes propositions d’amélioration ont été classées par faisabilité et par priorité, ce qui a permis d’identifier les mesures les plus urgentes à mettre en place. Après discussion au sein du GT, les mesures avec un meilleur rapport efficience/faisabilité ont été proposées au Prof Du Pasquier, chef de service. Ce dernier a validé la majorité des propositions, permettant la mise en place de mesures concrètes de réorganisation du fonctionnement du service (visite par secteur, horaire de garde modifiés, colloques déplacés, supervisions optimisées…) ainsi qu’un soutien administratif aux MAs.

Ce dernier point, central pour l’ASMAV lorsque l’on parle d’heures supplémentaires, se traduira d’une part par une simplification de certaines tâches (prescriptions d’examens standardisés et préconfigurés) et d’autre part par l’engagement d’un.e assistant.e médical.e qui travaillera à proximité des MAs. Son travail consistera par exemple à organiser des rendez-vous ou des consultations pour les patients, à aider au suivi du dossier médical, à interagir avec les autres professionnels médicaux et à organiser des rencontres pour les médecins. Toutes ces tâches « non médicales » à proprement parlé mais néanmoins indispensables pour nos patient.e.s que nous faisons à longueur de journée ...

Les médecins assistant.e.s du service ont activement participé aux discussions et se sont largement investis en plus de leur travail quotidien. Nous tenons donc à féliciter l’ensemble des participant.e.s du GT pour le travail investi ainsi que la direction du service de neurologique pour l’ouverture d’esprit dont elle a fait preuve et les efforts effectués afin d’améliorer les conditions de travail des médecins assistant.e.s et des chef.fe.s de clinique. Nous espérons que les mesures entreprises et celles à venir auront l’effet escompté, soit diminuer les heures supplémentaires.

L’ASMAV soutient ce type d’initiative et encourage les différents services/hôpitaux à entreprendre le même travail de réflexion concernant l’efficience du travail des MAs et des CDCs.

Aide à la planification des horaires: une prestation de l'ASMAC

 

 

 

La planification d’horaires est l’une des bases pour des conditions de travail conformes à la loi. Trop souvent, les plannings se font par des médecins assistant.e.s ou des chef.fe.s de clinique qui n’ont pas suffisamment de temps, ni suffisamment de connaissances (notamment légales) nécessaires pour accomplir cette tâche complexe mais essentielle au bon fonctionnement d’un service.

Un groupe de travail, dirigé par Philipp Rahm, président de la section ASMAC Argovie, travaille depuis un certain temps sur le sujet de la planification d’horaires dans les hôpitaux. Le groupe de travail a examiné différentes approches de soutien à nos membres où aux services pour cette tâche importante.

Forum  de discussion :
Un forum destiné à poser des questions et à échanger concernant la planification a été mis sur pied. Les membres du groupe de travail de l’ASMAC et, le cas échéant, les juristes des sections participent activement aux discussions du forum. Leur rôle n’est pas de communiquer l’avis officiel de l’ASMAC, mais d’y participer en tant qu’experts en donnant des conseils pratiques, par exemple par rapport à la récupération, les piquets etc. Le forum est ouvert à tout le monde, mais surtout destiné à répondre aux questions de la personne chargée de faire les plannings. Les questions sont posées de manière anonyme.

http://forum.vsao.ch/

Conseillier.ère.s en planification :
Le deuxième pilier d’aide à la planification de l’ASMAC consiste en une équipe de conseillers et conseillères auxquels vous pouvez faire appel pour analyser une situation concrète. L’objectif est de répondre aux questions suivantes:

•    Que faudrait-il changer pour que les horaires de travail soient optimaux et conformes à la loi sur le travail et à la convention collective (parfois la conclusion est que, avec le nombre de postes de médecins assistant-e-s à disposition, il n'est pas possible de maintenir les prestations du service dans les limites de la loi) ?
•    Comment le planning peut-il être amélioré dans les circonstances actuelles (c'est-à-dire sans augmenter les postes ou en attendant qu’on puisse augmenter les postes ou faire d'autres changements dans l'organisation du service)?

Dans le cadre d’un projet pilote, plusieurs analyses sont en cours dans divers cantons suisses alémaniques. Un projet d’élargissement pour la Suisse romande est en train d’être mis sur pied.

Evidemment, les analyses ne permettent pas de résoudre tous les problèmes de manière miraculeuse, mais les premiers résultats sont encourageants. Les problèmes sont abordés ouvertement et des propositions constructives et concrètes peuvent être faites. Si vous souhaitez faire appel à ce service de l’ASMAC, n’hésitez pas à nous contacter.

Mise à jour sur la clause du besoin

Au mois de juin 2013, le Parlement fédéral avait décidé la réintroduction de la clause du besoin, laquelle limitait et, dans certaines circonstances, empêchait l’ouverture de nouveaux cabinets médicaux. Les cantons étaient libres de faire usage ou non de cette clause, le canton de Vaud ayant pour sa part décidé de l'appliquer.

Etaient toutefois soustraites à l’application de la clause du besoin les personnes suivantes :

-    les médecins ayant déjà pratiqué avant le 1er juillet 2013 dans leur propre cabinet à la charge de l’assurance obligatoire des soins, à savoir qui avaient traité des patients en leur propre nom et sous leur propre responsabilité ;

-    les médecins ayant entrepris toutes les démarches nécessaires pour ouvrir un cabinet et qui avaient déposé une demande complète de numéro RCC avant le 1er juillet 2013 mais qui n’avaient pas encore commencé leur activité à cette date en raison du retard dans l’octroi des numéros RCC ;

-    les médecins ayant travaillé au moins trois ans dans un établissement de formation post-graduée suisse reconnu.

Cette clause du besoin a été déclarée applicable jusqu’à la fin du mois de juin 2016.

Un projet proposé par le Conseiller fédéral Alain Berset, censé entrer en vigueur en juillet 2016 pour une durée indéterminée, a été soumis au Parlement fédéral en décembre 2015. En substance, il était prévu le maintien de la limitation de l’ouverture de nouveaux cabinets médicaux, mais avec une plus grande marge de manœuvre laissée aux cantons. Par ailleurs, contrairement au texte actuel, les médecins ayant travaillé au moins trois ans dans un établissement de formation en Suisse n’étaient plus soustraits à l’application de la clause du besoin.

Toutefois, à la surprise générale, lors d’un vote qui a eu lieu le 18 décembre 2015, et à une voix près, le Conseil national a enterré le projet du Conseiller Fédéral Berset et donc écarté la possibilité pour les cantons de réguler l’ouverture des cabinets en fonction des besoins. Dès l’été 2016, et jusqu’à nouvel avis, l’ouverture de nouveaux cabinets médicaux ne sera dès lors plus limitée.

Alors que l’ASMAC avait finalement adhéré à l’idée d’une clause du besoin limitée comme celle en vigueur aujourd’hui, cette décision du Parlement risque, selon certains, de mettre en péril le fonctionnement du système de santé et faire exploser les coûts. Un point de situation sera donné prochainement, notamment en fonction des décisions politiques qui pourraient être prises d'ici juillet 2016.