Actualité & Politique

Temps partiels, osons les demander!

 

Selon le sondage effectué auprès des membres de l’ASMAV en 2012, près de la moitié d’entre nous souhaite travailler à temps partiel. Plus de la moitié des femmes sondées  (52%) souhaiteraient diminuer leur taux d’activité, mais également 42% des hommes ! Cependant, 2/3 des femmes et 3/4 des hommes avec ce souhait n’ont jamais postulé à un poste à temps partiel. Les raisons à cela sont d’une part liées à la formation (rallonge le temps de formation) et aux aspects financiers, mais d’autre part liées à la peur d’être considéré comme moins engagés, moins intéressés, moins résistants, entraînant des conséquences négatives sur leur future carrière. Est-ce une crainte justifiée…?

Il semble absurde de penser que près de la moitié des MA sont moins intéressés par leur travail que la génération précédente. Cependant, nous observons un changement des mentalités des médecins, en parallèle à la société. De plus en plus de médecins souhaitent pouvoir concilier vie de famille et travail, qu’ils soient maman ou papa. L’accès aux postes à temps partiels reste néanmoins encore difficile, voir impossible dans certains hôpitaux ou certaines spécialités.

La question du temps partiel est, depuis plusieurs années déjà, un thème de prédilection à l’ASMAV. Dans ce sens, notre site internet dispose d’une plateforme de jobsharing afin de favoriser la création de postes à temps partiels en offrant un espace de rencontre aux personnes souhaitant postuler conjointement à un poste de travail. De plus, le temps partiel est un thème que nous abordons régulièrement lors des rencontres avec le chef du département de la santé, Monsieur Pierre-Yves Maillard et avec les différents hôpitaux du canton de Vaud.

Dans ce cadre, une discussion autour de ce thème a été engagée avec la direction du CHUV. Actuellement, 88% des médecins assistant.e.s et 68% des chef.fe.s de clinique ont un taux d’occupation professionnelle de 100% au CHUV. Cependant, la direction du CHUV souhaite promouvoir activement la mise en place de postes à temps partiels. Pour ce faire, différentes actions ont été mises en place ou imaginées conjointement avec l’ASMAV.

Premièrement, une indemnité est versée à chaque service qui prévoit un nouveau poste de jobsharing (2x 50% ou 2x 60%) afin de promouvoir cette pratique dans les différents services du CHUV. Deuxièmement, la direction du CHUV propose une campagne de promotion. Dans ce sens, le CHUV se chargera de relayer cette promotion au sein de ses services autant chez les médecins assistant.e.s que chez les médecins cadres, soutenu par  l’ASMAV qui continuera à diffuser l’information auprès de ses membres. De plus, certains médecins chefs rencontrés dans le cadre de ces discussions se sont engagés à proposer des temps partiels (principalement des postes à 50% ou 80%) dans leurs différents départements du CHUV sans stigmatiser les médecins assistant.e.s ou chef.fe.s de clinique qui y postuleraient.

Nous souhaitons donc par ce biais inciter les MA et CDC qui le souhaitent à demander des postes à temps partiels. Si vous rencontrer des difficultés lors d’une demande directe au médecin chef, celle-ci peut également être adressée à la direction médicale par l’intermédiaire de la Dre Nathalie Koch, adjointe à la direction médicale (Koch.Nathalie[AT]chuv.ch).

En cas de difficulté ou de résistance, l’ASMAV prendra également volontiers le rôle d’intermédiaire. Nous vous invitons, par ailleurs, à nous donner un retour sur vos expériences (par simple mail ou par téléphone). En effet, nous avons besoin de connaître vos éventuelles difficultés afin de pouvoir vous soutenir au mieux auprès des directions d’hôpitaux.

Nous souhaitons, grâce à ces engagements de parts et d’autres, que le temps partiel se démocratise dans les hôpitaux comme il le fait dans le reste de notre société.

 

Initiative RASA "Sortons de l'impasse"

L’ASMAV a décidé, dans l’intérêt des médecins assistant.e.s et chef.fe.s de clinique, de soutenir l’initiative « Sortons de l’impasse !(RASA) ».

En effet, 40-50% des soignant.e.s et des médecins assistant.e.s dans les hôpitaux suisses ont fait leur formation à l’étranger. La Suisse, grâce à sa situation économique et à sa formation de haute qualité puise les médecins (et autres soignant.e.s) nécessaires à son fonctionnement dans les pays avoisinants. Si les bilatérales sont remises en question suite à l’application de la votation du 9 février 2014, notre système de santé risque de se trouver dans une situation périlleuse car les médecins étrangers ne pourront plus venir renflouer les rangs des hôpitaux suisses. Les médecins ne le savent que trop bien, les patient.e.s et les maladies n’en ont que faire des effectifs réduits, ils seront toujours là. Si des médecins manquent, la charge de travail se reportera irrémédiablement sur les médecins assistant.e.s présent.e.s en faisant donc augmenter leur charge de travail, leurs horaires, leurs piquets…tout ce contre quoi nous nous battons depuis des années. Il semble donc indispensable pour l’ASMAV que les hôpitaux fonctionnent avec un nombre de médecins adéquats et qu’ils ne soient pas dépendants de quotas pour que des soins de bonne qualité puissent être proposés à la population. « Un médecin fatigué commet des erreurs » comme le rappelle la campagne nationale « hôpitaux hors-la-loi » de l’ASMAC.

De plus, l’excellente formation des médecins suisses et la recherche clinique suisse naît également du savoir importé d’autres pays. En effet, la Suisse est un petit pays, elle a réussi à être le premier pays au monde en terme de publications scientifiques par habitant.e de par sa collaboration internationale et grâce aux différents savoirs importés du monde entier. L’exclusion de la Suisse des programmes de recherche européen Horizon 2020 ou du programme d’échange des étudiant.e.s en médecine ERASMUS sont deux exemples concrets qui risquent de faire diminuer la qualité de notre formation et de la recherche. Nos médecins ne pourront plus aller se former ailleurs et revenir partager leur savoir au profit de notre population. Ces deux éléments sont également indispensables à un système de santé de qualité.

Pour défendre les intérêts professionnels des médecins assistant.e.s et des chef.fe.s de clinique et afin de défendre la mission de soins qui nous est confiée, l’ASMAV a décidé de soutenir l’initiative RASA « Sortons de l’impasse ! ». Cette initiative propose d’abroger le texte du 9 février pour sortir de l’impasse dans laquelle la Suisse se trouve. L’application stricte de la loi votée remettrait en question les bilatérales acceptées par le peuple dans le passé et une application laxiste ne respecterait pas la volonté populaire. Si, contre toute attente, une solution institutionnelle était trouvée, le Comité RASA s’est engagé à retirer l’initiative. Afin qu’une votation populaire puisse avoir lieu en début d’année 2017, l’objectif est de récolter les 100'000 signatures nécessaires d’ici à la fin de l’été 2015. Si vous le souhaitez, vous pouvez imprimer et signer ce formulaire ou nous contacter pour récolter des signatures.

http://www.initiative-rasa.ch/fr/

Les conditions de travail des médecins assistants critiquées

 

 

 

Dans le cadre de la campagne nationale "Hôpitaux hors la loi" et du sondage cantonal sur les conditions de travail des médecins-assistants dont les résultats ont été récemment publiés, la présidente de l'association, Anja Zyska est interviewée dans le journal du 12h30 de la radio suisse romande du 29.04.2015

Lien pour écouter l'interview

 

Campagne "Hôpitaux hors-la-loi"

 

 

L'Association suisse des médecins assistants et chefs de clinique (ASMAC) a lancé mercredi 29.04.2015 la campagne nationale "Hôpitaux hors-la-loi" pour sensibiliser l'opinion publique, les autorités politiques, ainsi que les responsables des hôpitaux.

Sur le lien ci-dessous, vous trouverez un lien vers l'interview de la présidente de l'ASMAV, Anja Zyska dans le 24 Heures du 29.04.2015.

http://www.24heures.ch/suisse/medecin-fatigue-commet-erreurs/story/22335828