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Politique

Coronavirus (COVID-19) - communication de l'ASMAC Suisse

Coronavirus

Nos membres exercent leur profession avec passion. Le coronavirus exige d’eux de plus en plus davantage de flexibilité et des horaires de travail encore plus longs. Ils accomplissent leur mission pour le bien de nous tous et agissent de concert avec leurs employeurs.

Les absences parmi le personnel de la santé auraient de graves conséquences pour la prise en charge des patients. Il ne faut donc pas oublier la protection: il faut tout faire pour que les masques de protection, les tests, etc. soient disponibles en quantité suffisante. Une coordination nationale centralisée doit maintenant être mise en place pour assurer sa gestion et sa distribution. De plus, il est essentiel d’établir une réglementation nationale uniforme concernant l’obligation de porter un masque à chaque contact avec les patients.

C’est pourquoi nous sommes intervenus auprès du Conseil fédéral et des autorités fédérales compétentes pour exiger une action rapide. La même chose vaut pour la situation en matière de droit du travail. Dans beaucoup de services dans les hôpitaux, les dispositions de la loi sur le travail concernant la durée de travail et du repos sont suspendues depuis le 21 mars 2020 et aussi longtemps que la situation extraordinaire l’exigera. Pour clarifier la situation sur la manière dont les hôpitaux veulent malgré tout assurer la protection de la santé du personnel et un repos suffisant, nous avons également interpellé, conjointement avec l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), le Conseil fédéral et l’association des hôpitaux H+.

Par ailleurs, les juristes de nos sections sont à votre disposition pour répondre à vos questions.

Et pour finir: nous soutenons le tout nouveau portail Care Now. Il met en relation les professionnels de la santé et fournit un aperçu des différents interlocuteurs pour les personnes intéressées.

Nous restons à l’affût et vous tiendrons au courant.

L'ASMAC a rédigé une FAQ relative au droit du travail et coronavirus, à lire sans tarder !

Rapport annuel de l'ASMAC 2018

Plus tôt, plus bref, plus beau: le rapport annuel de l’ASMAC 2018

Pour établir le bilan de l’année écoulée, l’ASMAC emprunte une voie inédite – pour la date, pour le contenu et pour la technique. La première partie du rapport annuel paraît ainsi déjà à la fin février, et cela sur son propre site web. Une vidéo propose une rétrospective du point de vue de la présidente, un calendrier permet de passer en revue l’année 2018 en accéléré.

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Plus de médecine, moins de bureaucratie !

L'ASMAV soutient la campagne nationale de sensibilisation de l'ASMAC pour diminuer le travail administratif des médecins-assistants et chefs de clinique.

Aujourd’hui, les médecins à l’hôpital ne parviennent à consacrer plus qu’un tiers de leur temps de travail aux malades. Ils passent une grande partie de la journée à accomplir des tâches administratives. L’ASMAC dit stop à cette tendance. Une campagne de sensibilisation rend non seulement attentif à la problématique, mais propose aussi des solutions concrètes. (Vous trouvez de plus amples informations plus bas.)

Brochure

Moins de travail administratif – d’accord, mais comment? La nouvelle brochure de la campagne «Plus de médecine, moins de bureaucratie» (in italiano) montre aux hôpitaux et établissements de formation postgraduée où il y a lieu d’agir.

 

Jeu de l’échelle

S’informer en jouant, c’est possible. Un jeu de l’échelle permet aux participants de surmonter ou buter contre les obstacles bureaucratiques qui font perdre un temps précieux aux jeunes médecins. Il peut être commandé gratuitement auprès de l’ASMAC. (Livraison uniquement en Suisse)

 

 

Information de base

En automne 2016, l’ASMAC a réalisé un sondage auprès des membres du pool de feed-back. Sujet: la réduction ou délégation de tâches administratives des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique. Il en est ressorti que plusieurs de ces tâches peuvent facilement être effectuées par d’autres spécialistes. Par exemple l’échange administratif avec les caisses-maladie/assurances ou le codage des prestations fournies. L’enquête concomitante Swiss DRG, ST Reha, TARPSY réalisée par gfs.bern sur mandat de la FMH a montré que les médecins ne consacrent environ qu’un tiers de leur temps directement aux patientes et patients. Inversement, les membres de l’ASMAC passent, d’après un récent sondage, pour un plein temps près de 56 heures par semaine en service – soit environ 10 pourcent de plus que ne le permet la loi.
Conclusion: déchargée des tâches administratives pouvant être déléguées, la relève médicale pourra, malgré une présence réduite, passer davantage de temps à soigner les malades et ainsi assurer leur bien-être.

Pièce(s) jointe(s):
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Initiatives santé

Dans un contexte d'augmentation continuelle des primes d'assurance maladie et de difficultés importantes à réformer le système de santé en Suisse ces dernières années, l'ASMAV a décidé de soutenir deux initiatives populaires fédérales sur ce thème.

L’initiative « Assurance-maladie. Pour une liberté d’organisation des cantons » vise à donner la liberté aux Cantons de créer (ou pas) une institution cantonale d’assurance-maladie.

Quelques avantages :

  • Une seule et même prime à tous les assurés de la région selon le modèle d’assurance et la franchise qu’ils choisissent : fini la chasse aux bons risques.
  • Les assureurs continuent à effectuer le travail administratif : aucun licenciement n’est nécessaire. Et l’assuré pourra continuer à choisir sa caisse.
  • Les réserves de tous les assureurs sont mises dans un pot commun : moins de réserves et les assurés profitent de cet excédent durant les premières années de fonctionnement.
  • Les primes ne pourront pas augmenter plus que les coûts.

L’initiative « Pour un Parlement indépendant des caisses-maladie » vise à réduire l’influence des caisses-maladie sur les élu-e-s à Berne.

L’avantage principal : le Parlement pourra retrouver son indépendance et proposer des réformes nécessaires pour le système de santé et, au final, en faveur de la population suisse.

Il faut récolter 100’000 signatures pour soumettre ces textes aux citoyen-ne-s. Vous trouvez ci-dessous les liens pour imprimer les feuilles de signatures. Signez et faites signer les initiatives et envoyez-les à l'adresse spécifiée sur le texte d'initiative.

Les feuilles de signatures sont téléchargeables ci-dessous.

Note : uniquement les personnes avec la nationalité suisse et qui ont 18 ans ou plus peuvent signer. Chaque feuille ne doit être signée que par des personnes qui ont le domicile dans la même commune. Même si c’est dommage, deux personnes qui ont leur domicile dans deux communes différentes doivent utiliser deux feuilles de signatures. Autrement, les signatures ne sont pas valides.

L'ASMAV soutient l'initiative populaire "Pour un congé paternité raisonnable - en faveur de toute la famille"

L’initiative en bref

Malgré le fait qu’un congé paternité payé soit demandé depuis plusieurs années par différentes organisations de travailleur-e-s, il n’y a pas de réglementation légale en Suisse pour un congé paternité. A ce jour, la paternité a la même valeur en temps qu’un déménagement, avec le droit à un seul jour de congé, pour lequel le paiement du salaire n’est même pas garanti pour tous (Code des obligations, article 329, a3). Pourtant, la population souhaiterait un congé paternité payé : en 2015, sur mandat de Travail.Suisse, un sondage représentatif de l’institut Link a donné un résultat très clair: 81% des sondés ont recommandé un congé paternité payé.

En mars 2016 quatre organisations faîtières des travailleur-e-s (Travail.Suisse), des hommes (männer.ch), des femmes (Alliance F) et des familles (Pro Familia Schweiz) se sont réunies pour former l’association « Le congé paternité maintenant ! ». D’autres s’y sont jointes et finalement, il s’agit de 140 organisations qui soutiennent un congé paternité payé. L’initiative, lancée le 17 mai 2016, demande un congé paternité d’une durée de 20 jours, à prendre de manière flexible (également des jours isolés) et ce, durant un an. Le congé maternité ne serait pas changé et le congé paternité serait financé par les allocations perte de gain (APG), avec un taux de compensation salariale de 80%. Le financement serait paritaire et solidaire, avec la moitié prise en charge par les travailleurs/-euses et l’autre moitié par les employeurs.


Pourquoi soutenir un congé paternité payé ?

Le médecin qui ne vit que pour son travail, et qui n’a pas de vie privée et de plus en plus rare. Actuellement, les médecins-assitant-e-s et chef-fe-s de clinique souhaitent pouvoir concilier  vie professionnelle et vie de famille. Trop souvent, cette dernière est mise au second plan, notamment lors de la naissance d’un enfant.

La période qui entoure la naissance d’un enfant n’est pas de l’unique ressort de la mère. En effet, les jeunes pères souhaitent également être présents et s’investir dans leur famille, pour eux-même, pour leur compagne et pour le bien de leurs enfants, qui ont besoin de leurs deux parents, et ce dès leur naissance. Les pères, s’ils en ont l’occasion, doivent actuellement prendre sur leurs jours de vacances s’ils veulent être disponibles pour leur famille à cette occasion.

Le congé paternité payé permettrait également aux jeunes mères de ne pas être laissées à elles-mêmes tout de suite après la naissance, avec les soins à apporter au nouveau-né et parfois également aux frères et sœurs de celui-ci. Par le passé, les femmes étaient entourées par leur mère, mais le taux d’activité des femmes augmentant sans cesse, les grands-mères sont encore actives professionnellement, ou habitent un lieu éloigné, et ne sont plus forcément disponibles. Les jeunes mères sont donc seules pour faire face à la période sensible qu’est l’après-naissance. Le congé paternité permettrait aux pères de soutenir leur compagne et donc de faire de la fondation d’une famille un projet commun.

De plus, le fait que les femmes soient absentes du travail après la naissance de leur enfant prétérite encore trop souvent leur perspective professionnelle, encourant le risque de ne pas avoir une carrière professionnelle satisfaisante. Le congé paternité rendrait normal que les pères ne soient pas continuellement à leur place de travail, donc à répartir le « risque professionnel et de carrière » dans ce contexte et à permettre aux femmes un meilleur retour au travail. Ceci serait économiquement profitable dans le contexte d’un manque de personnel chronique, et d’autant plus dans le domaine médical qui se féminise de plus en plus.

De manière globale, les femmes et les hommes en Suisse ont moins d’enfants qu’ils ne le souhaiteraient. Une des raisons est la difficulté à concilier famille et activité professionnelle. Dans le domaine médical, la difficulté de fonder une famille tout en poursuivant une carrière exigeante est importante, et les femmes médecin ont des enfants de plus en plus tard, voire n’en ont pas. Ceci a des conséquences en matière démographique, avec un taux de natalité qui reste bas, et donc à terme des difficultés à remplacer sur le marché du travail et à financer la retraite. En tant que médecins-assitant-e-s ou chef-fe-s de cliniques, nous sommes directement concernés, car il y a déjà pénurie de médecins !

Pour toutes ces raisons, l’ASMAV et l’ASMAC estiment que le congé paternité concerne tout le monde, femmes et hommes, et que les bénéfices à en tirer sont multiples, tant pour le bien des personnes elles-mêmes que pour la collectivité.

Vous trouverez les détails sur cette initiative : http://www.conge-paternite.ch