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Actualité & Politique

Questions juridiques diverses en lien avec la Covid-19 : rappel

La crise sanitaire liée à la Covid-19 n'appartient malheureusement pas encore au passé et peut impacter certaines conditions de travail. Ainsi concernant les points les plus exposés que sont les vacances. le décompte des heures, le travail supplémentaire et les heures supplémentaires, Me Patrick Mangold, nous fait un rappel de ce qui reste en vigueur dans la CCT et la LTr.

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Harcèlement et sexisme : le milieu médical n'est pas épargné

 

 

Article du 24 Heures paru dans l'édition du 18.01.2021.

Cet article reprend les résultats du sondage de l'ASMAV du printemps 2020 sur les questions du harcèlement, du sexisme, de la grossesse et de la maternité dans les milieux hospitaliers du canton du Vaud.   

Le lien pour l'article sur le site du 24H : https://www.24heures.ch/une-etude-pointe-le-climat-de-travail-deletere-des-jeunes-medecins-989906778070

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Sondage « Harcèlement, sexisme, grossesse et maternité »

 Les médecins assistant.e.s et chef.fe.s de clinique tombent le masque.

Selon une enquête de Tamedia, une journaliste sur deux a déjà été harcelée sur son lieu de travail en Suisse.

D’après un sondage réalisé auprès des membres du Jeune Barreau genevois, 33 % des avocates ayant répondu, disent avoir été victimes d’un comportement déplacé ou de harcèlement sur le lieu de travail. Très récemment, le secteur de l’audiovisuel Suisse a fortement été pointé du doigt. Le sondage de l’ASMAV (association suisse des médecins assistant.e.s et chef.fe.s de clinique section Vaud) mené le printemps dernier à propos de « harcèlement, de sexisme, de grossesse et maternité au travail » montre sans grande suprise que le secteur médical n’est pas épargné et que les médecins en formation sont des professionnel.le.s exposé.e.s.

71% des répondant.e.s ont été victimes ou témoins de harcèlement sur un.e médecin assistant.e, et 36% sur un.e chef.fe de clinique

Près de 200 personnes ont répondu au sondage de l’ASMAV. Les situations évaluées l’ont été à titre personnel ou en qualité de témoin et ont toutes concerné le lieu de travail. 76% des répondant.e.s au sondage sont des femmes. Les situations dénoncées sont principalement la pression subie au travail ; les remarques sexistes et les plaisanteries à caractère sexuel ; un management d’autorité qui favorise une ambiance de travail problématique (ex, « se faire hurler dessus »). 

« Quand on est médecin, on ne pleure pas sinon on ne fait pas ce métier » : un management en question

La problématique ne se résume donc pas aux simples questions de drague, de machisme plus ou moins « bienveillant », de séduction avec ou non le sexe en corolaire. Elle relève de questions complexes de pouvoir et de domination avec des nombreuses déclinaisons allant de la plaisanterie grivoise, à la discrimination portant atteinte à l’intégrité de la personne en passant par une forme d’exercice de pouvoir traduisant un style de management autoritaire (brimade, rabaissement, humiliation).

De cette pratique en matière de management commune à plusieurs corporations (barreau, médecine, institutions académiques, secteur des médias), il est question d’omerta pour laquelle les victimes ont du mal à briser le silence. Si 51 % des médecins assistant.e.s disent en parler avec un/une collègue, 23 %seulement s’adressent à une hiérarchie mais surtout 31 % n’engagent aucune démarche. Seuls 4% font appel au service d’aide de l’établissement.

60% des personnes auxpropos ou comportements problématiques sont des hommes et 39 % sont des femmes avec une fonction d’encadrement. Ces comportements émanent presque exclusivement de médecins haut placé.e.s dans la hiérarchie. L’entrée massive des femmes dans cette profession n’a pas fondamentalement modifié cette survalorisation masculine.

C’est ainsi que comportements harcelants et propos sexistes sont trop souvent un mode opératoire dans le management d’une unité ou d’un département. Les établissements de grande taille ont davantage de risques de voir ces comportements s’institutionnaliser ; il n’est donc pas étonnant d’avoir le CHUV en tête des hôpitaux cités (73%).

« Je t’accompagne au vestiaire » ; « Il faut deux femmes pour le travail d’un homme »* :  la femme pour cible

85% des personnes visées par des propos ou comportements problématiques sont des femmes. Les femmes peinent toujours à faire reconnaitre leurs capacités professionnelles à parité avec leurs homologues masculins et sont objectivées par leur habilité à séduire favorisant les propos sexistes. Les caractéristiques d’expertise, de rationalité et de sens du commandement attribuées aux hommes nourrissent les discriminations voire les stigmatisations accentuées d’autant lorsque la grossesse et la maternité entrent en jeu. 

« La prochaine qui a la mauvaise idée de tomber enceinte durant son contrat, ce sera la pilule abortive dans le café » : grossesse et maternité, un frein à la carrière

Il apparaît que la grossesse et la maternité sont à la fois une source de discrimination et un obstacle majeur à la carrière. Les remarques désobligeantes sur les femmes enceintes sont très présentes sur le lieu de travail (la moitié des femmes interrogées les relèvent fréquemment et un tiers, souvent). Pour une majorité des répondantes, la grossesse s’accompagne de différentes embûches à tous les stades : de l’appréhension à l’annoncer (52% des répondantes), à la violation des mesures de protection prévues par la Loi. 48 % de femmes disent avoir subi des pressions pour les dissuader d’une grossesse. Ces difficultés s’ajoutent à un quotidien déjà sujet à un stress aux conséquences non négligeables, notamment sur le bien-être des médecins (selon le dernier sondage asmac, 7 médecins sur 10 se disent parfois harassé.e.s et/ou émotionnellement épuisé.e.s).

L’absence de remplacement des congés maternité pèse aussi pour beaucoup dans la discrimination des femmes pour l’obtention d’un poste.Ces comportements discriminatoires limitent de fait les possibilités de carrière des femmes.

A la question :  votre maternité a-t-elle été un frein dans votre carrière professionnelle ? 62% ont répondu oui en partie et 18% tout à fait. La maternité semble encore constituer un frein majeur à la carrière des jeunes médecins, le choix d’avoir un enfant étant encore appréhendé comme : une perte de temps ; un désinvestissement dans la formation et dans la carrière (surtout académique) ; un manque de collégialité (réorganisation du planning, moins de disponibilité à faire des horaires irréguliers et des heures supplémentaires).

Par ailleurs, les difficultés rencontrées lors du retour de congé maternité afin de concilier vie professionnelle et vie de famille sont réelles et sont en majorité les raisons majeures à une non-promotion (problème de garde d’enfant, compatibilité des plannings, manque de perspectives d’évolution proposées voire rétrogradation, l’impact du choix du temps partiel, etc.). Les femmes médecins, à la reprise de leur activité, expriment un dénigrement de leur professionnalisme et se voient dissuader à embrasser une carrière académique.  Mais surtout la concurrence des collègues masculins considérés plus “fiables” (moins de contraintes familiales, pas de congés maternité,…) ne peut être ignorée.

*campagne du collectif CLASH, en automne 2018 au CHUV-

https://www.lematin.ch/story/50-des-journalistes-deja-victimes-de-harcelement-857284408541

https://www.24heures.ch/les-avocates-se-rebiffent-contre-le-harcelement-sexuel-297793993353

https://www.reiso.org/articles/themes/travail/2611-travail-du-sexisme-au-harcelement-sexuel

MEDIfuture 2020 : un congrès en ligne

 

"Les chemins sont nombreux. Mais tous ne mènent pas à Rome – pour votre carrière non plus. Mais une voie vous conduira au but: si vous assistez à MEDIfuture, notre congrès de carrière annuel pour les étudiants en médecine et jeunes médecins. Venez avec vos questions – et ressortez avec des réponses décisives pour votre avenir professionnel!", voici en préambule, l'invitation lancée par les organisateurs de MEDIfuture.

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