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Politique

La Clause du besoin est reconduite

Le 5 juin 2008 le Parlement fédéral a finalement décidé de poursuivre le moratoire sur l'ouverture de nouveaux cabinets jusqu'à fin 2009.

La position du comité de l'ASMAV:

L'ASMAV dénonce cette décision aberrante. En effet, c'est d'une part un mauvais message donné aux jeunes médecins, et d'autre part, une mesure tremplin vers d'autres mesures bien pires comme la perte du libre choix du médecin.

En résumé,

- cette Clause du besoin a été un échec dans son but de contrôler les coûts de la santé et les études faites à son sujet en Suisse n'ont pas montré de lien direct entre l'installation et les coûts de la santé. Elle induit en plus un déplacement des consultations ambulatoires du cabinet vers l'hôpital où les coûts pour une même prise en charge sont généralement plus élevés.

- cette Clause du besoin est dangereuse dans le contexte actuel de pénurie de médecins de premier recours, car prolongeant la période passée dans les hôpitaux, on favorise la spécialisation par rapport à la médecine générale.

- cette Clause du besoin est tout simplement inutile, la pénurie actuelle et à venir empêchant jusqu'à son application concrète.

Finalement, on le voit clairement que le seul et unique intérêt de la Clause du besoin réside dans le fait qu'il s'agit d'une mesure intermédiaire vers d'autres bien moins réjouissantes encore, comme la levée de l'obligation de contracter par exemple. Or, comme cette dernière n'est plus à l'ordre du jour suite aux votations du 1er juin 2008, nos Parlementaires fédéraux ont clairement fait le choix ces 4 et 5 juin 2008 de laisser passer un peu de temps... histoire de revenir à la charge d'ici un an probablement ! Rappelons que c'est ce même Parlement qui a proposé l'article constitutionnel 117a introduisant le principe de la perte du libre choix du médecin, pourtant désavoué par le Peuple il y a moins d'une semaine!

Plutôt que de freiner la relève, il est aujourd'hui urgent de la favoriser et de donner des conditions cadres stimulant l'installation en zones périphériques notamment ! Ce n'est qu'ainsi que les autorités pourront faire une vrai planification intelligente de la couverture médicale ambulatoire.